Lettre août 2026
Mis
à jour le
31-Jul-2026 18:56
Le travail des pompiers en face des feux de forêts "un travail de fourmis" (France2 TV, jeudi 30 juillet 2026)
______________________________________________________________________________________________________________________________
Menchetti Mattia, et al. (2026). "DNA Barcode Reference Library for European Ants: A Roadmap for Phylogeography and Species Discovery." Molecular Ecology Resources 26(3): e70135. Pdf
Trois genres ou espèces particulièrement étudiés : Stigmatomma, Leptanilla et Crematogaster scutellaris.
RÉSUMÉ Les bibliothèques de référence ADN à codes-barres fournissent des outils utiles pour l’identification des spécimens, mettant en évidence les nouvelles espèces potentielles et détectant celles introduites. Ici, nous présentons une bibliothèque complète de codes-barres ADN pour les fourmis européennes et, afin de remédier aux lacunes linnéennes, wallacées et darwiniennes de ce groupe, nous fournissons une liste de contrôle mise à jour, des données de distribution, des cartes de diversité génétique mitochondriale et des arbres génétiques mitochondriaux. La faune de fourmis européennes est ici établie pour inclure 55 genres et 650 espèces (dont 587 indigènes, soit 9,2% introduites), dont une espèce nouvellement recensée en Europe et des citations inédites pour 26 espèces provenant de 11 pays. Notre jeu de données génétique comprend 6530 séquences de COI géoréférencées (62,1 % de novo) pour 506 espèces (77,8 %) de tous genres. En moyenne, 12,9 séquences ont été obtenues par espèce, et 209 espèces ont été séquencées pour la première fois. Nous avons généré des estimations de distance génétique intra- et interspécifiques, 52 arbres au niveau du genre, des cartes de diversité génétique mitochondriale et de spécimens pour 384 espèces, ainsi que des réseaux d’haplotypes pour 289 espèces, disponibles dans l’Atlas V1.0 « The Mitochondrial Genetic Diversity Maps of European Ants ». Nous estimons que 56,3 % des fourmis européennes sont monophylétiques par rapport au gène COI et peuvent être identifiées sans ambiguïté par codage ADN, bien que la performance varie considérablement selon les genres. Nous avons observé des niveaux modérés de partage de codes-barres (19,3 %) et de présence dans l’écart de codes-barres (47,6 %), ainsi que des niveaux élevés de divergences intraspécifiques (jusqu’à 17,9 %). Ces résultats reflètent probablement à la fois des facteurs biologiques et opérationnels et mettent en lumière l’existence de taxons cryptiques potentiels ainsi que la nécessité de révisions taxonomiques. Le cadre présenté ici vise à faciliter la recherche future, la découverte d’espèces et la conservation des fourmis européennes.
______________________________________________________________________________________________________________________________
Plus d'infos sur le stage à Banyuls 2026, le site (Photos Abel Bernadou) :
et vallée de La Massane : 